MUSIQUE

Mode et musique n’ont pas seulement leurs initiales en commun. Partant de ce constat, la rubrique Combo gagnant propose un diptyque de tendances à porter et à écouter. Pour ce huitième numéro, les bijoux de Tom Binns qui ont séduit tout Hollywood s’allient parfaitement au style musical de French Fox, avec finesse et élégance. Celui qui cache minutieusement toujours son identité sort un nouveau remix de Russian Attractions de Sébastien Tellier…

Après Cannes en mai, Calvi en juillet, Londres a connu l’effervescence estivale lors des derniers Jeux olympiques. En guise de clôture, alors que les Spice Girls se sont reformées l’espace de cinq minutes sur la scène du Stratford Stadium hier, Madmoiselle Julie consacre le dossier de la semaine à la ville la plus cosmopolite d’Europe, à la culture rock indéniable. Côté mode, on enfile creepers, jean skinny et chemise boyfriend pour arpenter Oxford et Carnaby Street. Le tout en écoutant une playlist aux couleurs de l’Union Jack…

Appelé Quetin Dupieux de son vrai nom pour son penchant réalisateur, celui que l’on connaît mieux sous le blaze Mr Oizo fait son retour deux ans après Rubber. Après avoir filmé la folie d’un pneu assassin, il jette de nouveau un pavé dans la mare du cinéma français avec le pitch de son prochain film, Wrong : « Dolph est à la recherche de son chien perdu. Via ses rencontres avec une livreuse de pizza nymphomane, un voisin amateur de jogging et en quête d’absolu, et un mystérieux redresseur de torts, il va perdre la boule… et son identité ». Pour sûr, Wrong n’a pas fini de faire parler de lui…
PLAYLISTS

Si l’on peut voir dans chaque mot deux manières différentes de l’écrire, il en est de même pour la musique. Chacun entend un morceau de manière personnelle. La musique a cela de fou qu’elle peut évoquer des sentiments complètement opposés chez deux individus. N’avez-vous jamais remarqué qu’un même morceau peut vous rendre complètement « up » un jour, et complètement « down » le lendemain ? Cette semaine, les Pépites en mode off répondent à l’exercice de l’étude de cas (étude deux cas), avec deux interprétations possibles de leurs mélodies…

À 100 à l’heure, frôlant la côte ou effleurant le bithume, à bord d’un bolide, cheveux aux vents ou vitres fermées, la musique s’échappe tel un son qui crépite et caresse vos oreilles pour vous montrer un horizon plus serein. Tel un road trip musical, les 3 titres sélectionnés cette semaine seront d’autant plus appréciables s’ils s’échappent d’un auto-radio. Regardez droit devant, ne franchissez pas la ligne droite…
Peu importe l’âge, peu importe l’ambition, peu importe les goûts : le besoin d’évasion et l’envie de voyages demeure un dénominateur commun. Odyssée de l’esprit ou promenade des sens, on dit qu’ils font la jeunesse, la santé, qu’ils « améliorent les sages ou empirent les sots ». La trilogie musicale de ce week-end vogue entre trois temps, entre hier, aujourd’hui, et demain. Et nous emmène en Égypte, en Californie, ou vers une galaxie cosmique…
CULTURE

New Order, le groupe culte des années 80 formé par les anciens de Joy Division après la mort de Ian Curtis, était en concert à Lyon pour les 10 ans des Nuits Sonores. L’occasion était donc parfaite pour parler de ces Anglais qui ont été les précurseurs du savant mélange entre post punk et house. Outre leurs tubes devenus aujourd’hui intemporels (Ceremony, Blue Monday, True Faith en première ligne), un autre homme se cache derrière leur succès : Peter Saville, graphiste attitré de Factory Records, le label mancunien de Joy Division et New Order.

La carrière de Quentin Dupieux est marquée par ses rencontres : avec Laurent Garnier, grâce auquel il se lance dans l’aventure de la musique électronique et débute sous le nom de Mr Oizo, ou avec le réalisateur Michel Gondry, avec lequel il fait ses premiers pas dans le cinéma en intégrant son équipe de tournage de clips… Il en réalisera d’ailleurs plusieurs pour Laurent Garnier, ainsi que pour La Ritournelle de Sébastien Tellier. Quentin Dupieux vs. Mr Oizo ou deux hommes en un, deux carrières qu’il mène de front.

« J’ai décidé de parler de Le Clézio, plus précisément de son « Procès-verbal », livre datant des années 60. Sorte de Roman fou qui fait l’apologie de l’inaction (toujours attentive parfois hallucinée) qui se révèle être le secret de l’extase matérielle pour Adam Pollo (personnage principal). C’est un livre qui m’a profondément marqué, cette volonté brutale de s’isoler du reste du monde, écrit avec une sordide honnêteté. Au final, on se demande si le tout est le fruit d’une paranoïa désespérée ou d’un acte fondamentalement intelligent… »