ACTU

Lettre à Simon Porte Jacquemus

Cher Jacquemus, je t’aimais bien. Ta collection « parasols de Marseille » l’été dernier, ambiance retour à la plage du Prophète ou des Catalans dans les années 70, pour le coup, pourquoi pas. Sans chauvinisme aucun, la nostalgie des bords de mer de ton enfance m’avait plus ou moins touchée. Mais là, sincèrement, que s’est-il passé ?

Non, ce n’est pas ça être « Marseillais »

Ils font leur grand retour, perles à l’appui, de 18h50 à 20 heures sur W9 : Les Marseillais sont partis pour nous faire vivre encore quelques semaines de fous rires pour une nouvelle saison en Thaïlande. Brassant un ramassis de clichés et de stéréotypes plus grands que la Bonne Mère, l’émission offre un faux aperçu des habitants de la cité phocéenne. L’heure est venue de faire le point.

Une vie sociale et sobre est-elle encore possible ?

Au début, tu étais ivre au bout d’un verre en boîte le samedi soir. Mais ça, c’était à l’adolescence, quand tu pensais te saouler avec une Smirnoff ice, une Despé ou un Malibu ananas. Peu à peu, sans pas vraiment t’en rendre compte, tu as multiplié les cuites, passant de deux jours par semaine à tous les deux jours (dans les moments où tu es le plus en forme). Mais du coup, tu commences sérieusement à te poser des questions : est-il réellement possible de fréquenter des gens et de sortir au-delà de 20h en buvant du Perrier ?

L’enfer des « … »

Ta vie a changé la première fois où tu les a lus sur l’écran de ton téléphone portable. Toi-même, tu as été conscient du tremblement de terre que tu allais déclencher en appuyant sur le bouton « envoyer » après avoir tapoté 3 fois de suite sur la même touche. Que l’on soit expéditeur ou destinataire, on a tous connu au moins une fois dans sa vie l’enfer du SMS le plus simple qui soit, et le plus complexe à la fois : les fameux « … » Et pire, ceux qui veulent dire aussi, désormais : « veuillez patienter, votre correspondant est en train de vous répondre ».

Putain, 30 ans !

On t’en a servi des « tu verras, à 30 ans… », on t’en a balancé des sermons parce qu’une fois passé 25 ans, t’es toujours célibataire, toujours pas propriétaire, encore moins titulaire du permis B ni enclin à donner la vie – ni enclin à l’engagement tout court, pour simplifier. Toi, en fait, tu comprends pas trop d’où vient ce sacro-saint schéma social qui veut qu’à 30 ans, on ait complété le pack dit du triple M « mariage/mioche/monospace ». Et pire encore, à 30 ans, t’as plutôt décidé de faire tout l’inverse.

J’veux pas vous affoler, mais…

Déjà que la liberté d’expression est sérieusement remise en cause, faudrait pas déconner non plus. Je crois bien que 2015 s’annonce très mal barrée. Après un mois de janvier épouvantable, et tout ce qui en a découlé (découlé, ou plutôt dégueulé, craché, vomi…) d’aussi abject , février approche à grands pas et, sans être encore arrivé, pousse déjà la sonnette d’alarme. Il y a des choses follement futiles, comme la mode et la Fashion Week, certes, mais elles aussi semblent traverser une zone de turbulences cette année. Explications.

Comment survivre en open space ?

S’affranchir des murs et des cloisons pour vivre tous ensemble, pour le pire et pour le meilleur. C’était un peu la fausse promesse des mecs (les frères Schnelle, dans les années 50) qui ont inventé cette nouvelle manière de vivre ensemble. Sauf que, dans la pratique, la réalité est évidemment toute autre. Enterrant à tout jamais le commandement selon lequel « tu aimeras ton prochain », ces bureaux sans cloisons sont loin de garantir un monde sans haine ni violence. Bien au contraire. La preuve par 5.

Ces phrases qu’on entend (trop) pendant les Fêtes de fin d’année

Cette semaine qui suit Noël et qui précède le jour de l’an est certainement la plus fastidieuse. Fastidieuse, d’abord parce qu’elle est presque aussi inutile qu’un glaçon dans un verre de vin rouge, sorte de fausse parenthèse après l’excès et avant de nouveaux excès, faisant croire à nos intestins et à notre foie que l’heure du répit a sonné alors que non, le 31, ça sera encore l’overdose, le tsunami de bulles, l’orgie au champagne, le suicide par le gras. Mais aussi car elle force au bilan. Dernière semaine avant la nouvelle année, elle en appelle aux rétrospectives, top 10, top 50, best of et autres vidéos de meilleurs moments, sortes de bêtisiers ou de pots pourris de nos vies virtuelles branchées sur les réseaux sociaux. Du coup, pour rester dans le thème, il est temps de faire le point sur 5 phrases, entendues au détour d’une coupette, autour d’une table, au coin du feu, au pied du sapin, ou ailleurs…

Le jour où tu as compris que tu (n’)étais (pas) un hipster

Ils sont partout, du coin de ta rue au prochain onglet qui va s’ouvrir sur Firefox, voire même dans la prochaine pub de W9 Sundance Channel. Au départ, le hipster se voulait anti mainstream mais à force d’être underground en masse, le phénomène est devenu tout le contraire de ce qu’il voulait être au départ : branché. Hype. Non convenu.

La Mode peut-elle tout oser ?

Isabel Marant avait revisité la Birkenstock de luxe à 290€, puis elle avait tenté l’imitation de Stan Smith à 280€. Jacquemus lui a emboîté le pas avec d’improbables créations hors de prix, parmi lesquelles la veste oreille bleu klein Jacquemus à 615€, alors que, l’hiver dernier, c’est Carven qui laissait tout le monde (ou presque) perplexe avec son manteau peignoir rose bonbon, façon sortie de bain du dimanche soir. L’improbable fait-il vendre ? La Mode (avec un grand M) peut-elle tout oser ? Voici 3 constats pour tenter de s’en dissuader.

No Mules Today

290 €. C’est la modique somme qu’il vous faudra débourser pour vous offrir ces quelques brides de cuir sur semelle épaisse, estampillées Isabel Marant (pile le quart d’un smic, à croire que son prix a été calculé exprès – CQFD). Je suis loin de te jeter la pierre, belle Isabel, mais quand on s’offre le luxe de se faire un nom avec un prénom auquel il manque deux lettres, et de créer une vraie « patte », un vrai style au fil des saisons, on n’a pas le droit de balancer, comme ça, un été parmi tant d’autres, une paire de Birkenstock de luxe.

Paul & Joe Sister donne du style à la carte NRJ Banque Pop’

Paul & Joe Sister, la petite soeur de la marque Paul & Joe, fait partie des marques qui ont été invitées à relooker les cartes bancaires de NRJ Banque Pop. Cette carte, en plus d’être disponible en deux versions (léopards sur fond doré ou chats sur fond rose à pois), propose de nombreux avantages comme des bons plans shoppings, des remises auprès de nombreux partenaires, des places de concerts privés ou des avant-premières cinéma.